La chirurgie bariatrique, ou chirurgie de l’obésité, est une opération lourde concernant des personnes réunissant les trois critères suivants :
– souffrant d’obésité sévère (IMC ≥ 35 kg·m-2) ou d’obésité massive, caractérisée par un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 40 kg/m2,
– une obésité associée à au moins une complication pouvant être améliorée grâce à la chirurgie
– pour lesquelles différentes tentatives de régime amaigrissant ont échoué et qui ne présentent aucune contre-indication à la chirurgie ou l’anesthésie générale.
Le protocole comporte normalement un suivi pluridisciplinaire — endocrinologue, nutritionniste, chirurgien digestif ou viscéral, psychiatre ou psychologue, diététicien — avant et après l’acte chirurgical.

La consultation psychiatrique a pour but de repérer les éventuelles contre-indications que sont, en particulier, les troubles du comportement alimentaire : boulimie ou autre. Une chirurgie plastique est souvent nécessaire. Ces techniques sont généralement pratiquées par cœlioscopie (laparoscopie), plus rarement, pour raisons de sécurité, par incision de la paroi abdominale (laparotomie). La durée de l’hospitalisation est de 2 à 10 jours.

Types d’intervention :

  • – l’anneau gastrique ajustable
    – la gastroplastie verticale calibrée, bandée par agrafage (de moins en moins pratiquée),
    – la gastrectomie longitudinale (sleeve) ;
    les techniques mixtes associent à cette restriction gastrique la création d’un système de dérivation dans le tube digestif afin de diminuer l’absorption des éléments nutritifs par l’intestin (malabsorption) :
    – le by-pass gastrique (ou court-circuit gastrique),
    – la dérivation biliopancréatique.

    La chirurgie bariatrique regroupe un ensemble de techniques qui modifie l’anatomie du système digestif. Elles peuvent être classées en deux types principaux d’interventions :
    – les techniques restrictives visent à réduire la capacité gastrique, c’est-à-dire le volume utile de l’estomac. La partie de l’estomac retirée contient des cellules qui sécrètent une hormone, la ghréline, qui intervient dans la régulation de la prise alimentaire en stimulant la faim (hormone anorexigène puissante). Le patient n’a donc plus faim ou moins faim. Cette modification transitoire qui dure de quelques semaines à quelques mois du comportement alimentaire est utile mais peut devenir un piège. Sans faim, certains patients en oublient de manger, ce qui accélère leur perte de poids mais malheureusement cette perte rapide s’accompagne de carences et de fonte musculaire préjudiciables pour la suite. L’apport alimentaire équilibré et régulier doit impérativement être maintenu.
    – à réduire la vitesse de vidange de l’estomac afin d’obtenir un sentiment de satiété plus rapidement

Quelques remarques au sujet de cette chirurgie :
La récidive de l’obésité peut se voir dans un peu moins d’un cas sur 10 sur le long terme.
Certains médicaments toxiques pour l’estomac devront être si possible évités à vie : aspirine, anti-inflammatoires, corticoïdes.
La réussite de l’opération dépend du respect par le patient de 3 engagements :
– un changement durable de ses habitudes alimentaires et la pratique régulière d’une activité physique ,
– la prise quotidienne à vie de compléments en vitamines, en minéraux et en oligoéléments,
– un suivi médical annuel à vie avec l’équipe pluridisciplinaire.

Un suivi à vie après la chirurgie bariatrique
Suite à l’intervention, l’HAS préconise au moins 4 consultations dans la première année suivant l’intervention, puis 1 à 2 par an, et ce durant toute la vie. Car la chirurgie bariatrique peut entraîner de multiples complications, susceptibles d’intervenir à tout moment, même de nombreux mois après l’intervention.

Des soucis digestifs, conséquences de la chirurgie :
– occlusion intestinale,
– ulcération à l’endroit où estomac et jéjunum sont reliés,
– hernie hiatale(l’estomac qui remonte au-dessus du muscle diaphragme)…
Ils peuvent nécessiter une ré-intervention.

Des malaises après les repas : un « dumping syndrome », gros coup de barre nécessitant de s’allonger, avec vomissements ou diarrhée, accompagnée d’une hypoglycémie.
Des carences nutritionnelles multiples, avec leurs conséquences : fer et anémie, vitamine D et ostéoporose…
Des ennuis neurologiques dus aux carences en vitamines B : troubles de la mémoire, de la marche, de la vue…

About marylinebypass

Je m'appelle Maryline, j'ai 41 ans et je me suis fais opérée d'un bypass en février 2016.

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